En 2024, la volaille (principalement le poulet) est devenue pour la première fois la viande la plus consommée en France. Les Français consomment quotidiennement 31,6 kg de poulet, de canard ou de dinde, contre 31 kg de porc et de charcuterie. La consommation de volaille a augmenté de 10 % par rapport à l'année précédente, enregistrant une hausse d'environ 15 % depuis 2019.
Parmi les fournisseurs étrangers, la Pologne a vu ses ventes à la France quintupler depuis 2010, tandis que l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas ont également accru leurs exportations de poulet vers la France. En conséquence, le déficit commercial des volailles et des produits carnés avicoles a atteint un écart colossal de 1,251 milliard d'euros.
Pour faire face à ces importations massives et augmenter l'offre nationale, l'interprofession française de la volaille, Anvol, ainsi que d'autres acteurs de la filière avicole, appellent à une mobilisation collective des acteurs concernés, des autorités et du public pour accroître la production intérieure. L'organisation avait précédemment estimé qu'atteindre cet objectif nécessiterait la construction de 400 nouveaux poulaillers. « Cela signifie construire un bâtiment par an dans chacun des 99 départements », précise-t-elle.
Anvol demande également au gouvernement d'interdire les importations de poulet et d'autres volailles en provenance de pays où leur production est interdite en France. La France devrait également cesser de surinterpréter les règles et réglementations européennes, une promesse déjà formulée par l'actuelle ministre de l'Agriculture, Annie Genevard. Enfin, une dernière exigence : les supermarchés, tous les autres commerces, restaurants, bars, chaînes de restauration rapide et tout lieu vendant ou utilisant du poulet devraient indiquer l'origine de la viande, afin que les consommateurs souhaitant acheter du poulet français puissent le repérer facilement.