La Commission européenne a publié une liste de 47 projets répartis dans 13 États membres, incluant une mine de cobalt en Espagne, une mine de cuivre en Roumanie, une mine de gallium en Grèce, une mine de graphite en Suède et une mine de lithium en Finlande. Des raffineries devraient également voir le jour en Belgique, en Pologne et en Tchéquie, tandis que huit projets supplémentaires seront implantés en France. Cette liste vise à réduire la dépendance externe de l'UE tout au long de la chaîne de valeur des matières premières stratégiques, de l'extraction à la transformation et au recyclage.
Bien que ces 47 projets ne permettent pas à l'UE d'atteindre pleinement ses objectifs, ils devraient améliorer la situation actuelle. La Commission européenne ne compte pas s'arrêter là, notamment parce que des matières premières stratégiques comme le bismuth, le silicium et le titane ne figurent pas dans cette première liste. D'ici la fin de l'année, elle sélectionnera d'autres projets, dont certains pourraient être situés hors d'Europe. Étant donné que l'UE cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement et que ses capacités internes sont limitées, soutenir des initiatives dans des pays tiers pourrait être dans son intérêt. Stéphane Séjourné a spécifiquement mentionné l'Ukraine et le Groenland comme exemples.
Par ailleurs, pour renforcer le pouvoir de négociation des 27 pays membres, la Commission européenne encourage les commandes groupées de matières premières critiques. D'ici la fin de l'année, l'UE réalisera son premier achat collectif de gaz naturel.