Le 2 avril, heure locale, le président américain Donald Trump a annoncé l'imposition d'une taxe de 25 % sur les automobiles importées. Trump a précisé que cette taxe de 25 % sur les voitures entrerait en vigueur le 3 avril.
L'opinion publique américaine s'est largement montrée critique envers cette politique d'augmentation des taxes sur les automobiles et leurs composants clés. Amy Brogden-Peterson, experte en chaîne d'approvisionnement à l'Université d'État du Michigan, a souligné que la chaîne d'approvisionnement automobile en Amérique du Nord est hautement intégrée. Les pièces détachées traversent les frontières à de multiples reprises au cours du processus de production, ce qui entraîne une accumulation des taxes sur ces composants. De plus, le transfert de la chaîne d'approvisionnement automobile vers le territoire américain serait un processus long et coûteux, augmentant considérablement le fardeau des consommateurs américains.
Cette mesure d'imposition de taxes par les États-Unis a non seulement suscité des doutes au niveau national, mais a également provoqué une forte réaction à l'échelle mondiale. Lors de la Foire industrielle de Hanovre, qui s'est tenue du 31 mars au 4 avril, le chancelier allemand Olaf Scholz a explicitement critiqué le protectionnisme commercial des États-Unis. Des représentants de l'industrie européenne ont également exprimé leurs inquiétudes, estimant que cette politique perturberait les chaînes d'approvisionnement mondiales et accentuerait l'incertitude économique.